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TRAXX : priorité à l’efficacité

L’enjambeur autonome d’EXXACT Robotics a été conçu pour effectuer un travail propre avec un débit de chantier intéressant. Son constructeur veut aussi mettre en avant la fiabilité de son matériel.

En tant que filiale d’EXEL Industrie - la maison-mère de Tecnoma - EXXACT Robotics se devait de proposer un enjambeur autonome efficace. C’est le premier objectif avec TRAXX, nouveau robot monorang, pour l’instant dédié au travail du sol. « C’est bien de faire de l’innovation. Mais il faut rester pragmatique, et privilégier la propreté du travail », estime Jérémy Lebeau, responsable produit viticulture chez EXXACT Robotics. En phase de test, l’engin a rassuré sur ce point. « Lors des démonstrations, on a retrouvé une qualité de travail quasi-parfaite, celle des premiers enjambeurs. Il faut dire que 80 % du produit est issu des technologies de Preciculture et Tecnoma, qui savent faire des enjambeurs depuis des années. »


Lors des essais, « le choix des outils a aussi fait beaucoup dans la qualité du travail ». En l’occurrence, un jeu d’interceps hydrauliques Braun, fournis avec TRAXX.

10 à 12 h de travail sans pause

Un travail bien fait, avec un débit de chantier également satisfaisant. « Le robot va jusqu’à 6 km/h. En pratique, on le programme entre 3 et 4 km/h en travail du sol », détaille Jérémy Lebeau, soit « environ 1,5 ha travaillé sur une journée de 8 h ». Une donnée qui dépend bien sûr de la physionomie de la parcelle.


Seul aspect réduisant légèrement la cadence : « les demi-tours », reconnaît Jérémy Lebeau. « Pour obtenir un rapport qualité/prix intéressant, nous avons fait le choix d’une direction sans demi-tour sur place en mode automatique. » Ainsi, « le robot a besoin de cinq mètres pour changer de rang. Dans sa programmation, il passe donc du rang 1 au rang 5, puis du 2 au 6. » L’objectif est également de préserver le système de direction de la machine. « Dans le cas de contours négligés, Il faut faire attention. Moins on braque fort, moins on risque de forcer sur une ornière. Le principal est que la machine rejoigne son rang, sans prise de risque. »

Côté autonomie, TRAXX permet d’envisager une journée de travail continue. Son moteur essence de 37 CV consomme approximativement 5 litres à l’heure. Avec un réservoir de 60 litres, cela représente 10 à 12 h de travail sans pause. Autre point important : « la machine ne pâtit pas d’arrêts intempestifs, car sa technologie est très simple. Le choix d’un moteur thermique implique moins de soucis d’électronique ». Si, malgré tout, un dépannage est nécessaire, « une intervention de nos équipes est possible, à distance ou sur place ».

Témoignage d’un bêta testeur

Mais pour apprécier les performances d’un engin, rien de mieux qu’un témoignage extérieur. Guillaume Paire, animateur du VitiLab de Davayé, plateforme d’essai d’innovations située en Bourgogne, a pu essayer l’enjambeur TRAXX pendant 6 semaines, durant l’été 2021. Dans le vignoble particulièrement vallonné du Mâconnais, le technicien a testé l’engin, « dans toutes les conditions possibles, et avec différents outils, pour voir ses limites ». Vous pourrez lui poser vos questions, en direct, lors des prochaines Rencontres digitales Vitisphere.

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